MONSIEUR LE DIRECTEUR
DE L’AGENCE REGIONALE DE SANTE
DE BASSE-NORMANDIE
14000 CAEN
Lisieux, le 22 août 2011
Monsieur le Directeur,
Votre politique de restriction budgétaire et de privatisation met notre établissement public de santé en grande difficulté.
Votre choix de privilégier les restructurations permanentes a conduit au manque prévisible d’infirmières avec de multiples conséquences :
Recul du service public avec la fermeture du service ambulatoire de médecine et diminution des lits de rééducation et soins de suite, probablement jusqu’en fin d’année, cela dans le meilleurs des cas.
Un recours à l’intérim et l’appel aux retraités n’ont pas réglé le problème et ont conduit depuis début juillet, à ce que les services fonctionnent encore plus sous effectifs et que les infirmières subissent une polyvalence forcée.
Nous sommes scandalisés de voire les personnels subir les conséquences de votre politique et de mettre leur santé physique et mentale ainsi que leur responsabilité en jeu pour pouvoir assurer le bon fonctionnement des services de soins
Pourtant de nombreuses fiches de dysfonctionnements sont arrivés à la Direction, tant sur le fonctionnement des services que sur les difficultés des professionnels.
Pourtant à plusieurs reprises nous avons alerté la Direction du centre hospitaliers sur les dangers récurrents de cette politique, nous avons demandé un nouveau CHSCT d’urgence le 11 août (resté sans réponse) car depuis le CHSCT du 22 juillet la situation c’est considérablement dégradée.
Les professionnels sont à bout et n’en peuvent plus de la polyvalence outrancière et forcée, elles ne peuvent plus travailler en accord avec leur éthique et en ont marre d’être confronté au mépris de l’Administration.
Si la majorité des services de soins sont concernés le secteur médico-social est plus que d’autres dans la tourmente et subit de plein fouet une gestion calamiteuse, votre ferme volonté de supprimer massivement des emplois au pied des résidents sur ce secteur n’arrange rien et met en danger la bonne prise en charge de nos personnes âgées tant sur les soins que sur la dépendance et la nécessaire bientraitance voire tout simplement une gestion humaine et globale de nos anciens.
C’est pourquoi nous demandons que sans délai les conséquences de cette crise sanitaire sur notre secteur soient traitées et solutionnées plutôt que de continuer votre casse du service public.
IL EN VA DE VOTRE RESPONSABILITE SI QUOI QUE CE SOIT DE FACHEUX DEVAIT ARRIVER DU FAIT DE CE FIASCO.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée