Sud Sante Hôpital de Lisieux

Bonne année de lutte et meilleurs voeux de santé pour cette année 2012 où tous les espoirs restent permis pour sauver notre service public de santé !
contre la loi Bachelot et contre l'ordre infirmier! pour une sécurité sociale solidaire!

De twitter à facebook (à suivre)

avec des hauts et des bas de novices(comme d’hab)

On reverra au fur et à mesure (n’hésitez pas à nous aider)
le site: http://www.sudsante-c-h-lisieux.org
courriel : sud.ch.lisieux@gmail.com


 ()

Réponse Europe Ecologie les Verts du Pays d’Auge

Concernant l’Hôpital Public quelle politique de santé allez vous défendre ?

 

L’hôpital public est aujourd’hui en situation d’endettement intenable. Si nous en sommes arrivés là, c’est en très grande partie à cause de la tarification à l’activité (T2A) et à la recherche de la convergence public / privé, qui créent de manière factice des déficits comptables pour les établissements hospitaliers.

Les écologistes prônent une autre politique de santé, qui ne soit plus centrée exclusivement sur le médical ou l’hôpital, et proposent de :

-        promouvoir une alimentation plus saine, diversifiée, locale, de saison

-        organiser un véritable service régional d’éducation et de promotion de la santé en s’appuyant sur les Instances Régionales d’Education et de Promotion de la Santé, la Santé Scolaire et la Protection Maternelle et Infantile

-        s’appuyer sur les populations elles-mêmes : mettre en place des services de soutien à la fonction parentale, favoriser la capacité des jeunes à protéger leur santé, développer l’information et faciliter l’accès à la contraception, etc.

-        renforcer la lutte contre le VIH-Sida et les MST en général, en terme de prévention, de soins et d’accompagnement des malades. Cet effort s’appuiera en particulier sur le réseau des associations communautaires.

-        créer un Institut National de Recherche en Santé Environnementale et un Institut de Veille Environnementale, en assurant l’indépendance des médecins du travail, de manière à anticiper les risques liés à la diffusion de produits dont la dangerosité est suspectée ou établie.

-        de réduire les pollutions électromagnétiques, avec un seuil maximal d’exposition du public ne devant pas excéder 0,6 V/m et une électro-hypersensibilité enfin reconnue comme pathologie.

 -         de protéger les “lanceurs d’alerte” professionnels. Une nouvelle réglementation assurera leur protection et la suite donnée à leurs alarmes, avec garantie d’indépendance et médiation en cas d’expertises contradictoires.

Concernant les personnes âgées allez vous défendre une véritable reconnaissance du service public ?

 

Nous avons été choqué par l’abandon par M. Sarkozy de la réforme de la dépendance qu’il avait pourtant promise. C’est un sujet très important qui mérite mieux qu’une seule approche politicienne.

Il est nécessaire de souligner que son financement doit passer par la solidarité, car la dépendance comme la maladie n’est jamais une affaire individuelle qui doit engager la responsabilité de celui ou celle qui souffre. Le devoir d’un Etat responsable, c’est de protéger ceux dont il a la charge. La maladie comme la perte d’autonomie ne choisissent pas où elles frappent.

Les maisons de santé et de l’autonomie dont nous proposons le développement auront vocation à apporter des solutions aux personnes en situation de perte d’autonomie, et ce avec l’objectif de retourner vers une plus grande égalité territoriale en les implantant prioritairement dans les territoires délaissés. De plus, je souhaite que cette question soit particulièrement prise en compte et que soient ouvertes des négociations à son propos lors d’Etats Généraux de la Santé afin d’aboutir à une grande loi de réforme en 2013.

Nous pensons qu’il est essentiel d’investir dans la prévention et d’ouvrir le plus largement possible les solutions d’accueil pour les personnes qui souffrent de cette situation (Ephad, mais aussi centres d’accueil provisoires, de jour, visites à domicile…). Enfin, les aidants doivent être mieux considérés. les métiers relatifs à l’aide des personnes en perte d’autonomie doivent être revalorisés, financièrement mais aussi en terme de reconnaissance statutaire. En outre, les aidants doivent pouvoir bénéficier d’un statut spécifique. Il n’est pas normal qu’une personne qui consacre plusieurs mois, voire plusieurs années de sa vie à accompagner un proche ne puisse pas faire valoir de droits à la retraite pour cette période ou bénéficier d’une formation diplômante, par exemple.

Comment allez vous défendre l’Hôpital de Lisieux ses activités, les besoins nouveaux et rétablir à tous niveau une réelle démocratie ?

La logique de soins actuelle privilégie les cliniques privées à but lucratif et augmente le « reste à charge » des usagers. Ainsi de plus en plus de personnes renoncent à se soigner et des territoires entiers se désertifient. A l’opposé de cette vision purement comptable ne répondant absolument pas aux enjeux de santé du 21e siècle, les écologistes proposent de soigner autrement, avec les composantes suivantes d’une autre politique de soins :

-        Assurer à tous et toutes l’accès aux soins : augmenter le niveau de prise en charge des soins par l’assurance maladie, supprimer les franchises. Assurer la couverture du territoire par les soins de premier recours.

-        Définir une véritable « mission de service public » de la médecine générale afin de coordonner les soins: suivi et synthèse du dossier médical ainsi que des avis spécialisés, coordination avec les intervenants sanitaires et sociaux, participation à des actions de prévention et d’éducation.

-        Expérimenter un nouveau mode d’exercice et la rémunération à la fonction, en commençant par les territoires déficitaires.

-        Créer des Maisons de Santé et de l’autonomie qui comprendront également les autres professionnels de santé et un poste spécialisé en éducation pour la santé et la santé environnementale.

-        Déléguer certains actes et certaines responsabilités aux sages-femmes et aux infirmières.

-        Soutenir et moderniser l’hôpital public, faire cesser la concurrence déloyale avec les cliniques privées, maintenir le personnel soignant en nombre suffisant et rompre avec la notion d’ « hôpital entreprise » en menant un bilan approfondi de la T2A qui créé localement une concurrence déloyale entre l’hôpital de Lisieux, établissement vieillissant donc plus coûteux et le nouvel établissement hospitalier public/privé de la Côte qui n’assume toutes ses obligations de service public.

Concernant les personnels

Que comptez vous faire pour défendre les emplois nécessaires et limiter la précarité ?

Toutes ces mesures, Etats Généraux de la Santé afin d’aboutir à une grande loi de réforme en 2013, l’aborgation du principe comptable de paiement à l’acte, le développement des actions de prévention avec, notamment, la création des Maisons de Santé, doivent permettre d’ apporter un nouveau souffle budgétaire, de revaloriser les emplois et de diminuer donc l’emploi précaire.

 Que comptez vous faire pour rétablir le dialogue avec les professionnels ?

La loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires, comme écrit plus haut, devra être revue car elle donne aux agences régionales de santé des pouvoirs exorbitants aux administratifs, sans véritable dialogue avec les professionnels de la santé, ni contrôle des élus.

Que comptez vous défendre pour revaloriser financièrement les salaires ?

-        Soutenir et moderniser l’hôpital public, faire cesser la concurrence déloyale avec les cliniques privées, maintenir le personnel soignant en nombre suffisant et rompre avec la notion d’ « hôpital entreprise » en menant un bilan approfondi de la T2A permettra d’apporter  un peu d’oxygène aux budgets des hôpitaux publics qui gèrent tout ce que ne veulent pas gérer les cliniques privées car peu lucratif.

Qu’allez vous défendre pour que les pénibilités soient prises en compte pour les départs en retraite ?

Dans la loi sur les retraites instauré par l’ancien gouvernement, le dispositif réduit la pénibilité du travail aux seules conséquences visibles de la maladie professionnelle et de l’invalidité.

Une enquête nationale du ministère du Travail montrent que 35 % des personnes âgés de 50 à 59 ans ont été exposés pendant 15 ans ou plus à l’une au moins des quatre pénibilités reconnues comme portant atteinte à l’espérance de vie, ou à l’espérance de vie sans incapacité : travail de nuit, travail répétitif, travail physiquement exigeant, produits toxiques.

Europe Ecologie Les verts soutient l’initiative syndicale lancée par la CGT, la CFDT, la FSU, l’Unsa et Solidaires, visant à faire de la journée mondiale de l’OIT pour la sécurité et la santé au travail du 28 avril une grande mobilisation pour la prévention et la réparation de la pénibilité.

Quelle position allez vous adopter concernant les ordres professionnels ?

La loi  HPST a renforçé les ordres professionnels tout en affaiblissant considérablement la démocratie sociale dans les hôpitaux, notamment en retirant tout pouvoir à leurs conseils d’administration, lieu premier de représentativité des personnels.

Il faudra revenir sur cette organisation qui renforce le pouvoir vertical du ministère de la santé et des agences régionales de santé en réduisant la concertation locale.

Le malaise des hospitaliers est tellement grand que nous espérons que vos propositions seront à la hauteur des enjeux veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre considération distinguée.

 ()

Réponse NPA Pays d’Auge

Le droit à la santé c’est aussi la possibilité pour tous d’accéder aux meilleurs soins

La place des dépenses de santé : un choix politique sur lequel chacun doit être consulté !

« Maîtriser », « contrôler », « diminuer » les dépenses de santé. Pour tous les gouvernements qui se sont succédés depuis 30 ans, la santé c’est d’abord une dépense qu’il faut réduire.

A l’inverse, pour le NPA, et son candidat Christophe Musslé, la santé c’est d’abord un bien fondamental, auquel chacun(e) doit avoir droit. L’inégalité dans ce domaine est encore plus inacceptable qu’ailleurs.

Dès lors la vraie question est « quelle part des richesse produite doit aller à ce bien fondamental » ? Si la société consacre une part importante de ses ressources à satisfaire les besoins fondamentaux de la population, loin d’être une catastrophe, c’est au contraire une preuve de civilisation.

La place donnée à la santé relève de choix et de décisions politiques, sur lesquels chacun devrait être consulté après un débat public et contradictoire. Il ne s’agit pas d’une fatalité économique.

Une santé gratuite, de qualité, de proximité pour tous.

Pour le NPA, il n’y a pas d’égalité des soins, sans soins gratuits. Diminution des remboursements de la sécurité sociale Hausse permanente des assurances complémentaires « Franchises » sur les soins et « forfait hospitalier » Les soins coûtent de plus en plus cher. Une personne sur 4 renonce ou retarde des soins pour des raisons financières

Le NPA défend la gratuité intégrale des soins, en ville ou à l’hôpital C’est-à-dire : 
 Des indemnités journalières compensant intégralement le salaire 
 La suppression des « jours de carence » 
 Le remboursement intégral (à100%) par l’assurance maladie (Sécurité Sociale) de l’ensemble des soins, et des médicaments et donc

  • La suppression des « franchises et forfaits », du « forfait hospitalier ».
  • L’interdiction de tout dépassement d’honoraires.
  • La suppression du paiement à l’acte et la discussion d’autres modalités de rémunération (salaire, capitation… avec les intéressés) 
     La disparition des « complémentaires santé » qui n’auront plus de rôle, les mutuelles devraient être intégrées à Sécu. (avec leurs biens et le personnel comme cela a été partiellement cas le en 1945) 
     Le secteur de la santé serait interdit aux assurances privées. 
     La fin du numérus-clausus et la gratuité des études de médecine avec pour contrepartie l’obligation de travailler quelques années dans les zones géographiques souffrant d’un manque de praticiens.

Des mesures d’urgence pour l’hôpital.

La première urgence consiste à abroger les contre-réformes qui détruisent l’hôpital 
 Abrogation du plan Hôpital 2007 et en particulier du nouveau système de financement des hôpitaux dit « tarification à l’activité » 
 Abrogation de la loi « Bachelot » Hôpital Patients Santé et Territoires, qui organise le regroupement des services hospitalier, et les fermetures des services hospitaliers de proximité, favorise la privatisation des services, 
 Abroger de la dette des hôpitaux. 
 Suppression et interdiction des lits privés à l’hôpital public.

Nous proposons 
 Un plan d’urgence emploi formation pour les hôpitaux. 
 Création de 120 000 emplois dans les hôpitaux publics, et formation en conséquence (fin du numérus clausus médical) augmentation, accompagné de l’attribution de budgets permettant aux établissements de maintenir leurs effectifs, et de recruter les personnels nécessaires. 
 Financement des travaux et équipement

  • Soit par un financement public
  • Soit par des prêts à taux 0 auprès d’organismes publics de crédit.

Mais il ne s’agit pas pour autant de revenir au passé : nos propositions visent à créer un nouveau système de santé garantissant à tous quelque soit son lieu d’habitation, sa situation sociale, son âge ou son état de santé l’accès égal aux meilleurs soins.

1) Passer de l’Hôpital Public à un Service Public de santé

Ce Service Public de Santé assurera dans la durée, l’ensemble des soins avec ou sans hospitalisation qui implique des missions d’information de prévention, de diagnostic le plus précoce possible, de soin et de suivi des patients.

Nous préconisons un service public de santé articulant 3 niveaux de réponse.

Le Centre Public de Santé, pivot du dispositif de soins

Ces centres de santé, publics, installés dans les villes, les quartiers ou les campagnes, seront facilement accessibles à l’ensemble de la population et ouverts 24H sur 24.

En contact direct avec la population, les autres acteurs de santé, les médecins libéraux, les familles, les travailleurs sociaux, les élus, les syndicalistes ou les associations, ils sont à même d’aborder la santé dans son contexte social.

Ils seront pluridisciplinaires (spécialistes, professions paramédicales) Ils devront remplir des missions d’information et de prévention, dans des domaines tels que l’alimentation, la sexualité, (la contraception), la petite enfance, les toxicomanies…..

Ces Centre Publics de santé seront ouverts 24 h sur 24, et assureront la permanence des consultations et des soins de proximité au plus près de la population, ils permettront ainsi la réponse gratuite à tout moment à une demande urgente de soin, en évitant de s’adresser aux urgences de l’hôpital.

Ces centres de santé permettront à tous aussi des soins gratuits de médecine générale. Ils assureront des consultations et des soins gratuits (spécialistes, soins dentaires).

Assurés par des professionnels de santé de service public : ils permettront de répondre aux besoins de santé, là ou la médecine libérale se montre de plus en plus défaillante (déserts médicaux).

A la différence des « maisons médicales » mises en place actuellement il ne s’agit pas de cabinets libéraux, mais de centres publics et gratuits.

Ils seront intégralement financés par l’assurance maladie, et non laissés au bon vouloir de financements locaux.

Ils assureront le suivi de patients atteints de maladie chroniques qu’elles soient somatiques ou psychiatriques. Le dispositif actuel de psychiatrie de secteur, avec pour pivot le Centre Médico Psychologique serait intégré dans ce dispositif.

En cas de nécessité ces centres de santé pourront ainsi orienter pour des soins plus spécialisés ou pour des urgences vers les établissements hospitaliers, avec lesquels ils travailleront en liaison étroite.

2) des hôpitaux de proximité

L’existence de centres de santé ne supprime pas la nécessité d’établissements hospitaliers de proximité disposant des lits et permettant des soins et une surveillance constante avec au moins un service d’urgences, une maternité et un service de chirurgie.

3) Des Centres Hospitaliers disposant de plateaux techniques diversifiés et spécialisés.

Enfin le 3eme niveau serait composé de Centres Hospitaliers pouvant assurer les soins les plus complexes dans les différentes disciplines médicales Les CHU assurent des missions universitaires de formation et de recherche.

Quel avenir pour les établissements privés commerciaux ?

Nous rejetons l’idée d’une coexistence entre établissements publics et privés commerciaux pour 2 raisons principales.

  1. Il est inadmissible qu’une partie des richesses consacrées à la santé serve à rémunérer les actionnaires des cliniques.
  2. La concurrence entre secteur commercial et secteur public contraint celui-ci à fonctionner sur le mode du privé commercial c’est-à-dire la rentabilité et la productivité.

C’est pourquoi nous préconisons, à la fois : 
 L’expropriation, sans indemnité ni rachat des actionnaires des cliniques privées 
 La transformation des établissements privés en hôpitaux publics, avec un statut public pour les personnels (statut de praticiens hospitaliers pour les médecins et de la fonction publique hospitalière pour les autres catégories de personnel, avec reprise de leur ancienneté)

Pour les établissements privés non commerciaux, nous préconisons leur intégration à l’Hôpital Public, avec statut public pour les personnels.

4) Un service public démocratique

La démocratie n’est pas un principe abstrait, mais une condition essentielle du bon fonctionnement du service de santé et de la qualité des soins. 
 Elle est nécessaire à un fonctionnement en équipes pluridisciplinaires travaillant collectivement dans le respect des compétences de chacune des professions. 
 Elle est nécessaire aussi à une véritable autogestion de l’hôpital, non seulement par l’ensemble des professionnels qui le composent mais aussi des patients de leurs représentants qui doivent être des acteurs du soin et du service de santé. 
 Elle est enfin nécessaire à la définition des besoins de santé, qui ne doivent pas être lié à des « indicateurs » technocratiques, ou à des décisions comptables, mais doivent être le résultat de décisions collectives de toute la population organisée en tant qu’assurés sociaux. 
Les décisions principales concernant l’organisation du service de santé doivent relever, après débat public et contradictoire éclairées par des avis « d’experts » professionnels de santé, associations de patients, ….de décisions prises collectivement par les assurés sociaux. 
 la Sécurité sociale gérée par des administrateurs élus et révocables par les assurés sociaux pourrait être le cadre de cette véritable démocratie sociale.

 ()
 ()

Politique : toubib or not toubib

Petit papier de Libé, et oui pourquoi les médecins, si débordés, trouvent quand même le temps de défendre leurs petits et grands intérêts, pourquoi les agents hospitaliers, aides soignantes et infirmières sont si peu représenté(e)s et pourtant se font autant exploiter!!! faute d’être représenté(e)s en politique chères collègues„ syndiquez vous !!

Les médecins aiment la politique. Ou c’est l’inverse. En tout cas, tous les deux forment un vieux couple. Et ces jours-ci, on en a une nouvelle illustration.

Sur le front des élections d’abord : selon des chiffres publiés par leQuotidien du médecin, les toubibs aspirent toujours autant à siéger à l’Assemblée : parmi les prétendants au Palais Bourbon, il y a 134 médecins, chirurgiens et professeurs de médecine. Ils se présentent plutôt sous l’étiquette UMP (24), devant les candidats divers droite (16), du centre (13), du Parti socialiste (12), divers gauche (10), écologistes (10) et du Front national (3). C’est sûr, quoi qu’il arrive, ils se feront entendre dans l’Hémicycle.

Côté nomination, ensuite : le professeur Olivier Lyon-Caen va remplacer Arnold Munnich comme conseiller sur la médecine à l’Elysée. C’est un jeu traditionnel, un mandarin qui en chasse un autre, et l’hôpital La Pitié qui prend ainsi sa revanche sur l’hôpital Necker. Cela reste un des archaïsmes de la médecine française : l’influence sournoise de ces «grands médecins», avec leurs réseaux politiques. Certes, Olivier Lyon-Caen et Arnold Munnich ont été de très bons chercheurs, l’un dans la neurologie, l’autre dans la génétique. Mais là, ils ne sont pas choisis pour leur seul talent. Ils sont là pour défendre leur territoire, leur pouvoir et leur influence. Olivier Lyon-Caen avait été le conseiller santé de Lionel Jospin, alors Premier ministre. Avec le Pr André Grimaldi et le conseiller d’Etat Didier Tabuteau, il avait rédigé avant les élections un «Manifeste pour une médecine solidaire».

Enfin, au gouvernement : trois membres de l’équipe de Jean-Marc Ayrault sont médecins : Valérie Fourneyron au ministère des Sports, Michèle Delaunay aux Personnes âgées et à la Dépendance et Jérôme Cahuzac au Budget. Pour autant, à la Santé, ce n’est pas un médecin, mais une conseillère d’Etat, Marisol Touraine, qui dirige désormais la maison.

La ministre devra, entre autres, répondre à la question de la place des patients dans son ministère. La semaine dernière, elle avait rappelé «l’importance de la démocratie sanitaire». Affirmant :«Nous fêtons cette année le dixième anniversaire de la loi des droits de malades. Depuis, la situation a stagné et les avancées ont été rares. Nous devrons redonner un élan au mouvement, tant en matière de droits individuels que collectifs.» Bonne idée. Et pourquoi ne pas commencer tout de suite, avec un représentant des usagers dans son cabinet ? Cela changerait un peu des médecins.

Par ERIC FAVEREAU

 ()
 ()

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS DES LEGISLATIVES


Ces dernières années, notre système de santé a été mis à mal c’est pourquoi nous souhaitons connaître vos positions concernant  l’hôpital public et en particuliers notre hôpital.

La loi Hôpital Patient et Territoire  est un déni de démocratie et qui visait à faire disparaître l’Hôpital Public en le transformant en entreprise et en privatisant les activités rentables.

Sur notre Hôpital,  ces 5 dernières années plus d’une centaine d’emplois para médicaux ont été sacrifiés au détriment des besoins et d’une bonne prise en charge des patients  créant une souffrance insupportable pour les personnels.

La disparition de notre crèche hospitalière a été un véritable non sens et un scandale au vu des besoins de concilier vie de famille et vie au travail.

Financièrement la tarification à l’activité et les investissements nécessaires on conduit l’hôpital de Lisieux à un déficit cumulé de plus de 10 millions d’euros.

Nos chirurgies sont toujours menacées.

Concernant le secteur des personnes âgées la spécificité du service Public n’est pas reconnue tant sur la dépendance que sur la médicalisation rendant la prise en charge humaine très difficile.

CONCERNANT LES PERSONNELS :

La revalorisation salariale est une urgence : de l’agent hospitalier à l’infirmière en passant par les personnels administratifs et  techniques.

Les conditions de travail sont aussi une urgence tant elles se sont dégradées, faut il rappeler  que plus de 80% des effectifs sont  féminins.

Concernant les départs en retraite il est pour le moins scandaleux d’avoir monétisé la pénibilité du travail pour les infirmières et ne pas considérer les pénibilités des personnels soignants  que ce soit le travail de nuit , le port des charges ou la souffrance morale .

Concernant les ordres professionnels : ils sont majoritairement rejetés par les professionnels.

NOS QUESTIONS SONT SIMPLES :

Concernant l’Hôpital Public quelle politique de santé allez vous défendre ?

Concernant les personnes âgées allez vous défendre une véritable reconnaissance du service public ?

Que ce soit l’hôpital ou les personnes âgées, comment aller vous assurer leurs financements pour un bon fonctionnement ?

Comment allez vous défendre l’Hôpital de Lisieux ses activités, les besoins nouveaux et rétablir à tous niveau une réelle démocratie ?

 

Concernant les personnels

Que comptez vous faire pour défendre les emplois nécessaires et limiter la précarité ?

Que comptez vous faire pour rétablir le dialogue avec les professionnels ?

Que comptez vous défendre pour revaloriser financièrement les salaires ?

Qu’allez vous défendre pour que les pénibilités soient prises en compte pour les départs en retraite ?

Quelle position allez vous adopter concernant les ordres professionnels ?

Le malaise des hospitaliers est tellement grand que nous espérons que vos propositions seront à la hauteur des enjeux veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre considération distinguée.

 ()
 ()
Le Professeur Lyon-Caen, neurologue parisien, serait le conseiller médical de François Hollande, déjà conseiller de Lionel Jospin quand ce dernier était premier Ministre, certains doutent qu’il puisse incarner le changement (à suivre)………

Le Professeur Lyon-Caen, neurologue parisien, serait le conseiller médical de François Hollande, déjà conseiller de Lionel Jospin quand ce dernier était premier Ministre, certains doutent qu’il puisse incarner le changement (à suivre)………

 ()
 ()

En l’attente !

Nouveau Président, nouveau gouvernement, nouvelle Ministre de la Santé, une nouvelle page s’ouvre et espérons le de nouvelles orientations politiques pour la santé publique, un petit point rapide sur la base des engagements de François Hollande et du PS:

Beaucoup trop de demi mesures à notre sens et une tâche immense pour restaurer l’Hôpital Public.

La loi Bachelot que nous avons et que nous continuerons à combattre car elle visait de manière autoritaire et anti démocratique à couler l’Hôpital Public et à privatiser.

Contrairement à nos espoirs, ce gouvernement ne l’abolira pas, néanmoins elle devrait être remaniée :

1 – La notion d’Hôpital Public devrait de nouveau y être inscrit.

2 – Les agences Régionales de Santé seront maintenues mais leurs missions réécrites, il y a fort à parier que certains Directeurs d’Agences vont faire leurs bagages et d’autres jouer aux chaises musicales.

3 – Le concept d’Hôpital entreprise devrait disparaître et les effets financiers de la tarification à l’activité  limités au profit des missions de Service Public.

4 – l’accès aux soins devrait être revu en terme d’accessibilité et la liberté d’installation des médecins un tout petit peu plus encadré.

5 – les dépassements d’honoraires encadrés reste tous les reste à charge pour les patients

6 – une loi dépendance dont le contenu reste à être précisé.

L’autre volet concerne les professionnels et là c’est plutôt le flou en espérant qu’il n’y aura pas de loups car les attentes sont grandes et les personnels à bout :

1 – besoin de retrouver du dialogue et de la reconnaissance.

2 – besoin de revaloriser les professions para médicales

4 – sortir du concept d’hôpital entreprise en poussant la productivité à l’absurde et revoir les conditions de travail.

5 – revenir sur la réforme des retraite et reconnaître les pénibilités, c’est par exemple de réhabiliter cette notion pour les infirmières.

6 – supprimer les ordres pour les professions para-médicales .

En conclusions si il est vrai que tout ne pourra se faire du jour au lendemain, il y a des urgences, les mesures immédiates et en cohérence devrait être un moratoire sur les restructurations, les fermetures de services et les suppressions de postes.

Il est clair qu’au delà des espoirs, au delà de la nécessaire concertation que nous espérons retrouver, la lutte reste plus que jamais d’actualité pour défendre le Service Public et faire avancer les droits sociaux !